Les pages au service des élèves


[Pour une lecture du “ruban volé” de Rousseau]

I. UNE SCÈNE DE ROMAN :

         a) Une mise en scène particulièrement soignée dès les premières lignes :

                  — Ordre d’entrée des personnages : l’assemblée, le comte, elle, R.

                  — L’insistance sur les gestes et les attitudes tranchées [hyperboles]

                  — Une confrontation sereinement dramatisée [propos rapportés]

         b) Un schéma narratif rigoureux, au dénouement inexorable :

                  — “On” exhibe la preuve, objet du litige [dès la ligne 2]

                  — On écoute longuement les déclarations des suspects [2/3 du texte]

                  — Un jugement sans appel est rendu [renvoyant tous deux, l. 18]

         c) Une rare maîtrise du temps

                  — La scène est, pour l’échange, actualisée [présent de narration]

                  — Les propos rapportés le sont au style indirect et direct

                  — La scène n’a pas cessé [« la prédiction… un seul jour de s’accomplir »]

II UNE CONFRONTATION D’UNE GRANDE CRUAUTÉ

a) L’inégalité entre les deux suspects est terrible car :

                  — Rousseau prend et conserve l’initiative de l’accusation : [l. 2, 7-8, 14]

                  — Marion n’oppose qu’une défense modérée [antithèse l.4-5 + “pleurer”]

                  — La conclusion est logique : cf. le chiasme irréductible de la ligne 15.

b) Les apparences s’avèrent particulièrement trompeuses :

                  — L’innocence est une victime désignée [voc. inefficace, l. 6, 10-11]

                  — La parole écrase le silence, malgré la ligne 16

                  — L’enjeu [un ruban] conduit au renvoi [pour une fille, à la misère]

c) Le jugement rendu est un peu seulement celui de Salomon

                  — Malgré une apparence de tribunal, le jugement est expédié [l. 17, 19]

         — La sentence définitive renvoyée à la conscience ne sauve pas l’innocent

         — L’injustice demeure qui ne “venge” en rien l’innocente.

III D’OÙ L’AMBIGUÎTÉ DE CETTE PAGE ÉQUIVALENTE À UN APPEL

a) La mémoire restitue peut-être fidèlement les faits mais est-ce possible ?

         — Le tête à tête résulte-t-il de l’acuité de la mémoire

         — Les dialogues peuvent-ils être restés gravés de la sorte ?

         — ……………………………………

b) En [ré]évoquant cette scène, Rousseau purge sa mémoire et lève la prédiction

         — La mise en mots libère celui qui l’effectue

         — Le jugement réflexif de R. sur sa propre attitude, etc.

         — …………………………………

c) Cette scène non gratuite, montre l’audace diabolique pour mieux l’innocenter

         — Il était jeune et donc “effronté”

         — Il a bien une conscience [l. 19]

         — ………………………………

[esquisse de plan à  compléter…]

 

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