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ue chacun se souvienne ou relise
de ses propres yeux ces lignes qui avaient suscité un tollé
à leur application [six mois après une parution si estivale
que passée inaperçue] en janvier 2001. Cest à cette
adresse : ORGANISATION
DES PROCÉDURES DISCIPLINAIRES DANS LES COLLÈGES, LES LYCÉES
ET LES ÉTABLISSEMENTS RÉGIONAUX DENSEIGNEMENT ADAPTÉ
Circulaire n°2000-105 du 11-7-2000 [Aller cliquer à
gauche dans procédures disciplinaires pour
la totalité du texte]
Lisez 2.2 En voici la fin : « Il convient également de distinguer
soigneusement les punitions relatives au comportement des
élèves de lévaluation de leur travail personnel. Ainsi
nest-il pas permis de baisser la note dun devoir en raison
du comportement dun élève ou dune absence injustifiée. Les
lignes et les zéros doivent également être proscrits. »
Le directeur de lenseignement scolaire, Jean-Paul de
GAUDEMAR, qui a signé pour Jack Lang cette circulaire le 11 juillet 2000, parue le 13
juillet, dans le traditionnel coma estival de la profession,
a dû commettre une lettre, adressée le 20 février 2001, pour
corriger le tir. Cette lettre a été adressée aux recteurs
et aux inspecteurs dAcadémie, à charge de la
faire suivre aux chefs détablissements. Certains
lont diffusée à leurs professeurs. « Objet :
Textes sur la discipline à lécole… la question du zéro »
Je cite : « Une des dispositions […] suscite de vives réactions.
Il sagit du § précisant quil nest pas permis
de baisser la note dun devoir en raison du comportement
dun élève ou dune absence injustifiée. Les lignes
et les zéros doivent également être proscrits. » « Cette disposition
[…] ne signifie en aucune manière que les zéros doivent disparaître
de lévaluation du travail scolaire. Un devoir non remis
sans excuse valable, une copie blanche rendue le jour du contrôle,
une copie manifestement entâchée de tricherie, ou encore un
travail dont les résultats sont objectivement nuls,
peuvent justifier quon y ait recours. Lévaluation
du travail scolaire, domaine qui relève de la responsabilité
pédagogique propre des enseignants, ne peut être contestée,
car elle est fondée sur leur compétence disciplinaire. » En
cas dabsence injustifiée à un contrôle, « elle implique
une absence de notation qui aura une incidence sur la moyenne,
calculée en fonction du nombre dépreuves organisée au
cours de la période de notation. En tout état de cause, ce
texte ne prévoit en rien de faire bénéficier un élève volontairement
absentéiste dune moyenne supérieure à celle quil
mérite. » Finale de cette “lettre” [est-ce le terme adéquat ?]
signée, pour le ministre, Jean-Paul Gaudemar : « Je vous serais
reconnaissant de bien vouloir communiquer ces précisions aux
chefs détablissements sous les formes qui vous paraîtront
les plus adéquates. »
Ce texte que jappelle “lettre” faute de mieux, dont
je viens de donner des extraits, a été attesté [courant 2004-2005, quand j'ai rédigé cette page, mais alors nullement
cité ni reproduit] par un commentaire publié sur cette page
de lacadémie de Nancy-Metz : « La question du
zéro et les interprétations erronées auxquelles une
lecture peut-être trop rapide du texte avait amené certains
enseignants ont fait lobjet dune instruction
particulière adressée à lattention des chefs
détablissement [et des équipes pédagogiques? double
inexactitude, selon moi, entre ces tirets] aux
recteurs et inspecteurs dacadémie : rappelons simplement
que le texte ne vise en rien à réglementer les modes dévaluation
pédagogique, et quil se borne à souligner la nécessaire
distinction entre évaluation pédagogique et domaine disciplinaire.
» Voici ladresse internet où chacun pouvait, il y a encore quelques mois, vérifier
ces écrits [cliquer
ici —> rendez-vous à la fiche n° 11]. N.B. En 2007, le commentaire de lacadémie de Nancy-Metz reproduit dans ce § est désormais supprimé mais remplacé par les lignes de la “lettre” que j'ai citée au § précédent. Évolution assurément éclairante…
Pour autant, et au regard de tout ce que je CITE, que chacun peut donc vérifier,
ne semble-t-il pas aventureux de prétendre que le zéro ne
reste pas interdit par la circulaire du 11-13 juillet 2000 ?
Il semble que cest par cet artifice dune lettre-instruction, désormais corroborée, encore plus officialisée, quoique sans la nommer, sur le site de lacadémie de Nancy-Metz, mais non diffusée officiellement aux professeurs,
que certains, enseignants, formateurs IUFM, principaux, proviseurs et parents délèves,
interdisent de fait lutilisation du zéro.
Utilisation que tout invite à éviter, mais
dont linterdiction justifierait de relire ces quelques
lignes de Platon de toute urgence
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